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Le secret révélé: Insomnie: que faire?

L’insomnie correspond à un sommeil insuffisant en quantité ou en qualité. Elle se manifeste de différentes manières selon les personnes: difficulté à s’endormir, multiples réveils nocturnes (plus d’une heure au total par nuit) ou réveils trop tôt le matin, avec la sensation d’être encore fatigué.

Certaines insomnies sont transitoires, liées à un événement perturbateur (période de stress intense, de mouvement, de deuil …), d’autres sont récurrentes. L’insomnie chronique est également appelée lorsque ces troubles surviennent plus de trois fois par semaine pendant au moins trois mois.

Causes médicales ou psychologiques

Certaines maladies chroniques, sources de douleur ou de difficultés respiratoires (asthme, apnée du sommeil, etc.), génèrent une insomnie régulière. Les maladies neurodégénératives, comme la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer, peuvent également perturber le sommeil bien avant que les symptômes ne soient diagnostiqués. « La dépression est également souvent associée à l’insomnie », a expliqué le Dr François Duforez du Centre de sommeil de l’Hôtel-Dieu à Paris. Plusieurs études ont montré que les patients déprimés ont un risque d’insomnie 7 à 10 fois plus élevé que les autres.

Mais dans de nombreuses insomnies graves, une trop grande activité cérébrale est impliquée. Les sujets restent même le soir dans un état d’hyper-éveil, ce qui les empêche de s’endormir facilement. Et quand ils le font, leurs phases de sommeil profond sont raccourcies, ce qui entraîne une mauvaise récupération. On pense que ce mécanisme est dû à la mauvaise réponse du corps au stress.

Insomnie chronique ou occasionnelle, comment les diagnostiquer?

Si la prise de plantes sédatives (valériane, passiflore, etc.) et la mélatonine ne suffisent pas, vous devriez consulter un spécialiste du sommeil. « Le diagnostic est comme une véritable enquête, note le Dr French Duforez. L’interrogation du patient est fondamentale pour différencier l’insomnie des problèmes d’horloge biologique (retard de phase ou avance de phase) et identifier une éventuelle cause organique de type respiratoire ou neurologique. »

Tenir un journal du sommeil pendant 3 à 4 semaines permet de mieux comprendre les conditions d’apparition des troubles, leur fréquence et leur gravité car la sensation est parfois différente de la réalité. Le contexte familial et l’environnement (chambre trop bruyante, lumière trop vive, température ambiante trop élevée …) doivent également être scrutés.

Certains examens peuvent être effectués dans des centres spécialisés (polysomnographie, polygraphie ventilatoire, etc.) pour évaluer précisément la structure du sommeil ou en cas de suspicion d’apnée du sommeil.

Pas de somnifères à long terme

La prise de somnifères est le traitement le plus populaire de l’insomnie en France *, mais leur utilisation ne doit être que ponctuelle: deux à trois semaines maximum (ou quelques jours dans la semaine de traitement discontinu). S’ils sont efficaces contre l’insomnie occasionnelle, leur consommation à long terme est néfaste car ils induisent une dépendance psychologique et une dépendance physiologique.

De plus, ils provoquent des effets secondaires, notamment une perte de mémoire et un risque accru de démence. Une étude de l’Université de Bordeaux a clairement montré en 2014 que la consommation de benzodiazépines pendant plus de trois mois consécutifs augmente de 51% le risque de développer la maladie d’Alzheimer. « Le sommeil chimique provoqué par les somnifères n’apporte aucun des bienfaits du sommeil naturel, estime le Dr Patrick Lemoine, psychiatre et docteur en neurosciences. Il induit même des troubles du sommeil dont des pauses respiratoires néfastes pour la santé ».

Il est désormais établi que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est aussi efficace que les médicaments à moyen terme et plus efficace à long terme. «Ils vous permettent de reprogrammer le sommeil et d’assurer une bonne consolidation de la nuit», explique le Dr Duforez.

Révisez votre style de vie

Quelques ajustements de style de vie simples peuvent améliorer considérablement la qualité de votre sommeil. Trop manger, trop manger, caféine ou alcool, faire du sport après 19 h ou une chambre surchauffée perturbe le sommeil. Mieux vaut y renoncer. De même, les smartphones et les jeux vidéo doivent être interdits au-delà de 20 heures. lorsque vous êtes insomniaque, car la lumière bleue qu’ils émettent perturbe votre horloge biologique.

Il est donc préférable d’oublier son téléphone portable et de prévoir un moment de détente avant de se coucher pour faciliter le lâcher prise avant de s’endormir. Avoir des heures de sommeil irrégulières – en particulier le réveil – est également une mauvaise habitude que vous devez sevrer pour vous reconnecter avec les bras de Morpheus.

* Plus de 6 millions de cartons sont vendus chaque année selon la Caisse nationale d’assurance maladie.

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